03 décembre 2016

Sur l'affaire de Jalel Dallel Comme Réponse aux Bien-pensants de Service

 Un concours interne veut dire  un concours au sein de tous les établissements de l'enseignement supérieur. On ne cesse de le répéter, ouvrez les yeux et renseignez-vous sur les textes. Dans l’affaire de Jalel Dallel, tout a été dit en long, en large et à travers. Il faut être vraiment un idiot inutile et larbin intellectuel pour oser clamer le contraire et inventer toute une théorie de complot contre la Faculté des Lettres de Sousse. Inutile de répondre aux tas de mensonges colportés par les bien-pensants de service puisque, depuis des années, tout a été dit dans ce billet comptant tous les hyperliens explicatifs (cliquez pour ouvrir).

Je souhaite néanmoins, présenter ce joli texte rédigé par Dr. Farid Khiari, maître de conférences à la faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Sousse, histoire de dire aux gros-plein-de moraline : vous avez vos plumes de service, nous avons la pensée libre. Bonne lecture à tous. A mauvais entendeur, allez-vous faire foutre et comprenez que demander à Jalel Dallel pardon pour toute votre vie ne serait pas assez pour vous disculper. Le tort que vous avez fait à Jalel dépasse la paralysie faciale et l’AVC dont il fut victime; Jalel a perdu 4 années pendant lesquelles il aurait pu préparer son dossier scientifique pour l’Habilitation en vue de devenir maître de conférences :

«  Il est regrettable de lire ici et là des opinions que leurs auteurs veulent faire passer pour des arguments, pour pouvoir se présenter ensuite comme des donneurs de leçons de morale. A vouloir se présenter de "l'extérieur", ne faisant plus partie de la faculté des lettres et sciences humaines de Sousse, ces auteurs d'opinions pensent pouvoir leurrer leurs lecteurs : vous voyez, je ne suis pas mêlé à cette affaire de Dalel Jalel et mon opinion, pardon : mes arguments devraient être placés au-dessus de ce débat car, bien entendu, tout le monde sait mais c'est encore mieux que je le fasse savoir, je ne regarde plus la télévision. Tiens donc ! et comme "par hasard" cette émission al-haqq maak est regardée soudainement, promis juré ! 
La présentation des faits est d'emblée fallacieuse, spécieuse et captieuse, en un mot comme en cent : elle est chafouine et, à dire le vrai, égarante, fourbe et mensongère même si ici et là, d'autres personnes arrivent à la rescousse -comme si leurs propos pouvaient compter, ce sont les "invisibles" qui ne comptent pour rien et qui partiront bientôt en ne laissant aucune trace- pour pouvoir estampiller de "vrai" des propos indignes et insignifiants car ils ont pour objectif d'égarer les lecteurs sur cette misérable et triste affaire. Rappelons-là en quelques mots : notre collègue Dalel Jalel, qui enseignait à la faculté des lettres de Sfax, s'est présenté pour le poste de maître assistant, poste ouvert à Sousse. Comme la circulaire du ministre le stipule clairement, le candidat, en tête du classement du jury national de recrutement, choisit l'établissement de son choix. Ce que Dalel Jalel fit et le ministre le nomma au département de géographie comme il le demanda dans sa fiche de recrutement. On pensait que l'affaire s'arrêtait là. Vous ne connaissez pas l'ambiance délétère de notre faculté depuis que l'actuel doyen y a été élu (la première fois avec un petit 24,8%). Les manœuvres (moyen habile ou malhonnête d'arriver à ses fins, dixit le dictionnaire Larousse) ont alors commencé, car deux ou trois individus, appelons-les encore collègues ont vu tous leurs plans, car il s'agit bien de cela, tomber à l'eau, puisque ce n'était pas lui qu'"on" attendait. Et là une charge de haine et de bassesse sans nom s'est déchaînée, et on a entendu encore une fois des propos indignes d'un universitaire à l'encontre de notre collègue Dalel Jalel que j'aurai honte de citer ici. Et les obstacles illégaux ont commencé à se mettre en place : le chef de département qui n'était pas même élu à l'époque a refusé, obéissant (on le devine aisément mais non sans effort) aux injonctions de ceux qui ont fait son lit au département, de lui donner son emploi du temps sous divers misérables et illégaux prétextes, c'est à peine si on ne lui a pas demandé de réaliser les douze travaux d'Astérix pour pouvoir prendre son emploi du temps ... Le petit groupe, des collègues parlent même d'esprit de gang, lui rétorqua, avec l'appui du doyen, que le poste était "interne" et que lui, candidat externe, n'y avait pas droit, bigre ! Un petit rappel de la loi ne sera pas vain ici : il n'existe pas dans la loi tunisienne un texte qui stipule l'ouverture de poste "interne" ou "externe" et ces tristes sires ont beau louvoyer, finasser, ce texte n'existe pas. Qu'à cela ne tienne : ils vont l'inventer et les renforts, on les a bien lu dans ce texte sans nom et sans auteur vont arriver car ceux qui vont à la soupe, sont tenus de dire leur gratitude à un moment ou à un autre : les articles "27/28/31" blabla, disent blabla etc.. Nous l'avons tous bien compris : cela s'appelle de l'ineptie ou de la nigauderie, plus : de la manipulation de premier degré. Pour des professeurs d'université, cela paraît léger, on est en droit de s'attendre à mieux. 
Ce qui était en jeu dans ce refus de donner un emploi du temps à un collègue dûment recruté par un jury national, nous l'avons très vite compris : un règlement sordide lié à une histoire sordide de plagiat qui ne veut pas dire son nom et qui viendrait à se savoir, tôt ou tard, si Dalel Jalel venait à enseigner au département de géographie. Ne cherchez pas midi à quatorze heures, là réside le véritable problème de l'arrivée de Dalel Jalel au département de géographie. Avec la complicité du doyen qui sert en retour ceux qui le servent (vous voyez combien on s'est éloigné d'une institution qui s'appelle Université), le collègue recruté, redisons-le encore une fois car ce n'est pas assez dit, par un jury national de recrutement et placé en tête du classement, se vit refuser son emploi du temps. Il s'adressa alors au président de l'Université de Sousse qui accoucha d'un courrier demandant, toujours à ce même doyen chafouin, l'intégration du collègue puisque son ministre de tutelle l'enjoignait de le faire par le truchement de la lettre de nomination au poste de maître assistant. A partir de là, puisque de volonté politique il n'y en a guère -c'est ainsi que l'impunité est assurée à tous les responsables des dérives, notre collègue Dalel Jalel commença un ballet entre la faculté, l'Université et le ministère qui dure depuis plus de trois années, trois années durant lesquelles il a été payé sans travailler puisque ces même personnes l'en empêchaient. Je ne parlerai pas de l'attitude, par pitié, du premier ni de l'avant-dernier ministre, car il n'y a vraiment pas de quoi le qualifier de ce titre, mais de l'obstination courageuse de notre collègue Dalel Jalel qui porta plainte au tribunal administratif. Sa première plainte se vit refuser pour un vice de forme mais la deuxième aboutit pleinement comme lorsque l'astre se lève : elle est aveuglante de droit et intime l'ordre à l'institution la réintégration pleine et entière de Dalel Jalel au département de géographie. C'est ici que je suis, en tant qu'universitaire, que je me pose des questions sur les véritables dysfonctionnements graves de l'Etat : pourquoi le ministre n'a-t-il pas fait appliquer ce jugement qui le concerne directement ? Qu'attend-il pour le faire ? Jusqu'à quand cette dérive malfaisante et malodorante devra-t-elle se poursuivre ? Ceux qui sont responsables de cette situation illégale et qui la soutiennent devront rendre des comptes à l'Etat. L'impunité est le lot des gangsters hors la loi, cette vermine crapuleuse, elle ne devra pas être le lot des universitaires. Puis comme il n'y a plus d'arguments qui tiennent, "on" nous sort "l'autonomie" de la faculté. Depuis quand existe-t-elle ? On l'apprend ce soir dans ce texte sans âme et sans auteur que le président de l'Université, le ministre et peut-être le chef du gouvernement et pourquoi pas le président de la République complotent contre cette institution si "prestigieuse" qu'est la faculté des lettres et sciences humaines de Sousse, et que -pourquoi se priver d'arguments fallacieux et mensongers- même le conseil scientifique a soutenu la décision du doyen, comme si, ultime manipulation, le conseil scientifique devenait, par un coup de baguette mensongère, décisoire et non consultatif comme le prévoit la loi de 1993 et comme il l'est concrètement. Tout cela ne suffit pas à ces collègues, à ce doyen, à ce texte sans âme et sans auteur : non ! la faute c'est la télévision, voilà le vrai coupable : la télévision ment, oui ! elle ment effrontément ! il semblerait même, à lire cet article truffé d'opinions qui ne disent pas leur nom, que les présentateurs seraient les cousins de Dalel Jalel, c'est pourquoi ces présentateurs "malhonnêtes" travestissent la vérité et accablent ce pauvre doyen qui a permis en juin 2015 à une étudiante de passer deux fois l'examen chez elle sans excuse légale (hospitalisation ou prison), pour des raisons que Dieu seul, et peut-être quelques personnes également, savent. Plus, on a mis la main sur des copies au nombre de trois portant le nom d'une seule et même étudiante, tiens ! dont la note a été falsifiée, oui ! vous avez bien lu : la note a été falsifiée à trois reprises et la justice va être saisie pour cela aussi, comme ce fut le cas pour le master en arabe etc.. Décidément, le bilan de ce doyen et de ceux qui le servent et qui l'ont déjà servi, même s'ils sont aujourd'hui à la retraite, est bien désastreux mais ceux qui vont à la soupe, ou qui y ont été, sont bien bien tenus, renvoi d'ascenseur oblige, de défendre la main qui les a nourris, au détriment des règles et des principes de la morale, au détriment des règles universelles du droit et de la justice. Mais cela, ils ne sont pas prêts à l'entendre. Esqui al-fom, tesha al-ayn, disent les sages tunisiens. Nous en avons sous les yeux un exemple tristement vivant. Mais tout cela finit bientôt, dans moins de six mois et j'appelle mes collègues à faire tout pour que pareille désastre ne puisse pas continuer sous la forme des moutons de Panurge que ce doyen va laisser. »

Merci Dr. Farid Khiari pour ce texte, je vous laisse enfin mésurer l'ampleur du crime dans cette vidéo.

Eh Oh deux petites choses à dire avant de vous laisser, une à Monsieur le Doyen: le Conseil Scientifique n'a aucun aspect décisionnel mais allons bon sang!

A Mohamed Boughaleb: Jalel Dallel a été classé le 1er au concours, ce classement a été fait par un jury souverain présidé par un Professeur du département de Géographie de la faculté des lettres de Sousse. Son classement lui permet d'obtenir le choix qu'il souhaite. Alors Mr Boughalleb, rahom ghalltouk mais vous devez des excuses à Jalel Dallel.

 

Capture

 Témoignage de Madame Dallel, l'épouse de Jalel

mme dallel

 

jalel


Commentaires sur Sur l'affaire de Jalel Dallel Comme Réponse aux Bien-pensants de Service

    المناهضون لوجود جلال دلال يقدمون التفسيرات التالية :
    1- عملية تعيين جلال الدلال غير قانونية لأنه ناجح في مناظرة داخلية لا تخول له الإنتقال من مؤسسة لأخرى.

    2- رفع جلال الدلال قضية رفضت ثم رفع قضية أخرى قبلت والآن العميد إستأنف والكلية تنتظر التصريح بالقضاء.

    3- جامعة سوسة معطلة كل عملية إنتداب وجامعة سوسة تعاقب الكلية

    4- الوزارة مستهدفة الكلية

    الرد على هاته التفسيرات هو كما يلي:

    1- الناجح في المناظرة الداخلية له الحق في التحول حسب ترتيبه في المناظرة إلى أي مؤسسة فاتحة لخطط وعندما عين جلال الدلال بسوسة فتحت كلية الآداب خطة شاغرة. هذا الموضوع غير قابل للتأويل وهو أمر محسوم ولا يرقى للشك وإذا اردتم يمكنني مدكم بكثير من الحالات المماثلة في مؤسسات أخرى...عندي على الأقل عشرة حالات مماثلة تمت فيها النقلة بشكل عادي من مؤسسة لأخرى وذلك على اثر النجاح في مناظرة داخلية والوزارة تعي ذلك جيداً.

    2- من قال أن القضية عند المحكمة ولا بد من رد القضاء قبل التنفيذ هو يجهل القانون:

    رفع الدلال قضية اولى في المحكمة الإدارية رفضت شكلاً ثم رفع قضية ثانية وربحها بشكل قاطع

    استأنفت الكلية قرار المحكمة الإدارية

    في الأثناء رفع الأستاذ الدلال قضية جزائية في الأصل بسبب اهدار المال العام وارتأى قاضي المحكمة الإدارية وضع الإستئناف الذي رفعته الكلية en instance حتى يتم البت في الأصل أي الحكم الجزائي

    بذلك لا يبطل مفعول قرار المحكمة الإدارية بأي حال من الأحوال.

    3- حملت بعض الأطراف جامعة سوسة مسؤولية منع قسم الجغرافيا من التمتع بانتدابات جديدة وذلك غير صحيح وهو حسب اعتقادي بغرض زج هذه القضية في إطار الخلاف القائم بين رئاسة الجامعة والعمادة. الحقيقة هي أن الوزارة هي من منعت الانتدابات تبعاً لرفض رئيس القسم وعميد كلية الآداب تطبيق قرار التعيين بعد المراسلات العديدة الموجهة من الوزارة إلى الكلية.

    4- هنالك من زعم وجود مؤامرة حيكت من طرف الوزارة بافراغ مكان جلال الدلال حتى يأخذ مكانه أستاذ آخر من المهدية وهذا إدعاء غريب لسبب بسيط هو نجاح جلال الدلال في مناظرة الارتقاء بالمرتبة الأولى والمرتبة الأولى تخول له الحصول على المؤسسة التي يطلبها باستحقاق ولجنة المناظرة هي لجنة محكمة jury souverain ولمعلوماتكم ترأس لجنة المناظرة التي نجح فيها جلال الدلال أستاذ من قسم الجغرافيا بكلية الآداب فكفاكم من نظرية المؤامرة والوزارة ليس لها أي دخل في عمل اللجنة.

    ولله هريتونا بالمغالطات ... اعطوا جلال حقه راكم وجعتولنا روسنا.

    Posté par Othello Ettounsi, 06 décembre 2016 à 19:12 | | Répondre
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